Lukasz Drygas, de l’idée à la création

Lundi 11 juin 2017, je me suis entretenu avec Lukasz Drygas. Il est responsable de tout ce qui touche à l’art des Grands Voisins. Notre première collaboration a été le collage de la série Pourquoi tu te mouilles en automne 2016.

Les idées de Lukasz ont de la force. J’ai vu plusieurs de ses collaborateurs me dire « je suis en train de __________ pour Lukasz. » Je n’ai pas besoin de plus d’explications. L’autorité de Lukasz vient tout simplement de la qualité de ses idées, pleines de bon sens. Sa réputation pour l’organisation d’évènements artistiques n’est plus à faire.

Notre rencontre était programmée depuis plus de deux semaines. Le sujet était similaire à celui d’Henry Roy : que faire pour le devenir de la prolongation du 4e œil studio photo ?

Lukasz m’avait déjà donné plusieurs idées que je n’ai pas (encore) mises en application. Par exemple, pour trouver des financements pour l’impression des séries artistiques faites entre photographes, Lukasz m’avait suggéré de démarcher des hôtels. Il s’agirait de leur demander de financer l’impression et les cadres pour les séries, en deux exemplaires : un pour le studio et un pour l’hôtel.

Nous avions parlé aussi de la manière de fabriquer des cadres au Pôle bidouille. Lukasz a aussi suggéré que nous incorporions le Rad Studio dans la communication des Ateliers partagés.

Il était agréable d’entendre ces bonnes idées qui plus est, données avec le sourire et un accent polonais.

Le 11 juin, l’idée était d’envisager la manière de produire une photo de studio par jour, à bas prix, autrement dit d’avoir au moins un client payant par jour. Mon ambition est que le studio tourne à 80% de sa capacité et que tout photographe du quatrième œil « se réalise ».

Nous avons également approfondi l’idée d’une photo de studio par jour. Je pourrais demander un paiement de 20 euros pour la prise de vue et la réalisation des photos en basse résolution avec un watermark, puis un peu plus pour les autres formats souhaités par le/la client(e). Cela pourrait s’élever à 1 euro pour la première cliente de la journée. Il convient aussi de ne pas oublier de demander une décharge d’image.

Une autre idée serait de mettre en place des horaires fixes et une organisation pour le studio. Prévoir un lieu accueillant et convivial pour les gens qui se déplacent dans l’intention de se faire prendre en photo. Prévoir aussi de faire des flyers avec des invitations, etc.

J’ai aussi parlé à Lukasz de mon projet de photos studios avec les voisins.

Nous avons parlé un peu de la notion de prix libre qui est parfois utilisé par les Grands voisins. Lukasz y est profondément opposé pour ce qui est de la rémunération des artistes, le « prix libre » revêtant alors la forme d’une gratuité camouflée.

Pour Lukasz, l’art de la photo dépend de l’œil du photographe. Certains l’auraient lorsque d’autres ne l’auraient pas. Ensuite nous avons parlé des subtilités de la photographie avec lumière artificielle. Lukasz est aussi photographe par copie d’écrans sur son ordinateur.

Finalement, j’ai montré à Lukasz mes œuvres « Sound photo ». Il était enchanté. Je vais donc envisager d’exposer ma production dans le lieu d’exposition artistique, « L’annexe ».

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